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Mise à jour :

19 août 2003

 

Florian Lafortune

 

CONSEIL D’ADMINISTRATION

Florian Lafortune a été président de la Régie régionale de la santé et des services sociaux de Lanaudière ( 1997-2002 ). Il est président du conseil d’administration de la Maison Mémoire du Cœur ( Lanaudière ), une ressource pour les personnes atteintes de déficits cognitifs de type Alzheimer. Son bénévolat en loisirs, pour les Jeux du Québec entre autres, a été déterminant dans sa carrière comme administrateur dans le milieu de l’éducation.

 

 

MESSAGE

DU PRÉSIDENT

MOT DE LA

DIRECTRICE GÉNÉRALE

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CLAUDE-MASSON

FORUM INTERNATIONAL SUR LE BÉNÉVOLAT

LE BÉNÉVOLAT :

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CENTRE

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MAINTIEN À DOMICILE

MAISON

MÉMOIRE DU COEUR

 

En faisant une rétrospective, M. Lafortune se demande

s'il faisait du militantisme ou du bénévolat ?

 

L’expérience du dépassement : les lieux d’interventions du bénévolat

Vendredi 21 septembre, 9h – 12h

 

Monsieur Lafortune se dit indigne d'aborder le sujet du bénévolat après avoir entendu le vécu des conférenciers précédents, entre autres, l'expérience des médecins orthopédistes à travers le monde.

 

Le thème qui lui a été proposé  est " La grandeur et la complexité de l'exemple ou la démonstration des interventions bénévoles ". Il avoue se poser de nombreuses questions mais il y trouve peu de réponses. Il dit ne pas avoir réussi à trouver une définition universelle du bénévolat. Il croit que la réponse est à l'intérieur de chacun.

 

M. Lafortune traitera en premier lieu de la gratuité du geste et sa motivation, deuxièmement il s'interrogera sur l'avenir de l'autonomie du bénévolat et, enfin, il discutera de la qualité des interventions des bénévoles.

 

Tout geste de bénévolat est sans aucun doute méritoire pour certaines personnes. Le don de soi c'est quelque chose d'inné, c'est facile parce que ça fait partie de son tempérament. Par contre, pour d'autres, c'est plus difficile. Ils ont besoin d'être sollicités ou encore faut-il leur donner des opportunités de s'impliquer. 

 

M. Lafortune se demande s'il avait déjà le sens du bénévolat lorsqu'il était jeune. Il s'est impliqué dans de nombreux mouvements tels les Croisés, la Jeunesse ouvrière catholique. Il participait à de multiples activités pour recueillir des fonds pour l'aménagement de locaux en vue de rencontres parascolaires. Il a coopéré à  la création d'un journal,  à l'organisation de carnavals, de pèlerinages. " On croyait puis on agissait déclare M. Lafortune. On nous avait enseigné le sens du partage, le sens de l'autre, le don de soi. On appelait cela faire de l'apostolat. "

 

En faisant une rétrospective, M. Lafortune se demande s'il faisait du militantisme ou du bénévolat ? Ou était-ce du bénévolat au service du militantisme ? Lorsque nos croyances nous incitent à agir, où pouvons-nous tracer la ligne entre le militantisme et le bénévolat ? Y a-t-il dans le bénévolat une gratuité absolue qui serait synonyme de grandeur ?

 

Par exemple, ceux qui s'y prêtent suite à un événement tragique ou sur l'invitation d'un ami, d'un parent, n'y trouve-t-il pas une certaine valorisation ?

 

Y a-t-il dans le bénévolat le don de soi absolu, une compassion sans limite à l'égard de l'autre ? Le bénévolat se manifeste de bien des façons, il y a : ceux qui se rendent disponibles par amour, pour un être cher ; ceux qui s'impliquent pour le bien de leurs enfants ; ceux qui se dévouent volontairement pour une cause humanitaire. C'est le partage de son temps, de ses valeurs et de ses talents. C'est dans le fond essayer de réaliser la parabole des talents.

 

On retrouve malheureusement les éternels indifférents, les insensibles, ceux qui n'ont pas besoin de la société, qui ignorent complètement l'autre et vivent dans une indifférence totale de la vie sociale. Cette volée de canards est-elle en train d'assombrir le ciel du bénévolat ?  Si l'indifférence s'installe, peut-on encore aspirer à la grandeur ? Le  dorlotage est-il en train de créer chez nous l'insouciance et l'indifférence ? Pourquoi se compliquer la vie pour solutionner les problèmes des autres lorsqu'on a le ventre plein et les poches pleines de cartes de crédit ?

 

Monsieur Lafortune poursuit en se demandant s'il faudra toujours des catastrophes pour que se manifeste la solidarité ? Pourquoi le bénévolat ne serait-il pas le bouclier contre l'indifférence et l'individualisme ? Il y aura toujours autour de nous des malades, des pauvres, des handicapés qui auront besoin d'amour, de compassion et de compréhension.   Un auteur anonyme a dit : " Chez certains, leur bonté fait partie de leur nature comme la lumière fait partie du soleil. " C'est la grandeur de cette bonté qui est le garde-fou de l'humanité. Mais bonté n'est pas naïveté.

 

Il avoue avoir partagé avec des gens de différents milieux et de compétences multiples. Il s'inquiète à savoir si la relève existe dans le bénévolat. Peut-on penser, demande-t-il, que le bénévolat est en changement ? Sa réponse est oui et sa peur est qu'il est en train d'être trop structuré et soumis au monde du travail. De geste de gratuité qu'il est, on a l'impression que le bénévolat devient un objet de troc entre gouvernements et organismes. 

 

La gratuité cadre-t-elle dans la modernité ? À long terme, le prix à payer ne serait-il pas l'autonomie ? Attention aux subventions gouvernementales ! Il est important pour les bénévoles de conserver leur autonomie d'action efficace et ponctuelle. Les gouvernements sont conscients de l'ampleur des économies réalisées grâce aux bénévoles. Les organismes bénévoles n'ont pas été choyés et pourtant ils ont accompli des travaux gigantesques.

 

L'arrivée massive des retraités est génératrice de besoins nouveaux. La qualité des personnes bénévoles et de leurs interventions est d'une importance capitale pour travailler à sortir l'individu de son isolement, aider les gens dans le besoin à se bâtir une vie, à l'améliorer ou au moins à la rendre acceptable.

 

Le bénévolat ne doit pas nourrir le bénévolat. On ne doit pas seulement penser à apporter un repas. On doit également intégrer les activités sportives, culturelles et spirituelles, mettre la personne en contact avec son environnement, lui inculquer l'espoir et la joie de vivre.

 

Tout être humain a besoin de beauté, elle fait surgir en lui l'espoir, elle l'élève et le rapproche de Dieu. Bien sûr, cela exige du temps, de l'énergie et des compétences de la part des bénévoles.

 

Monsieur Lafortune conclut en affirmant que le bénévolat, c'est se faire des amis, c'est acquérir et partager de nouvelles connaissances, c'est être heureux de faire du social, c'est avoir encore des rêves et c'est le menu santé des retraités.

 

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